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Le premier ministre Clément MOUAMBA prononçant le Discours d'ouverture de la Conférence
Le premier ministre Clément MOUAMBA prononçant le Discours d'ouverture de la Conférence

Dans leurs mots de circonstance au cours de la Cérémonie d’ouverture de la Conférence, ce 05 Octobre 2017 à Brazzaville, les ministres des deux communautés, ainsi que tous les partenaires techniques et financiers se sont engagés fermement pour l’opérationnalisation rapide  de la Commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.

SEM Pacôme MOUBELET-BOUBEYA, ministre d’Etat, ministre de la Forêt, de la mer et de l’environnement de la République Gabonaise
SEM Pacôme MOUBELET-BOUBEYA, ministre d’Etat, ministre de la Forêt, de la mer et de l’environnement de la République Gabonaise

Dans son allocution de circonstance à l’ouverture de la Conférence, SEM Pacôme MOUBELET-BOUBEYA, ministre d’Etat, ministre de la Forêt, de la mer et de l’environnement de la République Gabonaise, Représentant SEM Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise, Chef de l’Etat, en sa double qualité de Coordonnateur du Comité des Chefs d’Etat et de Gouvernement Africains sur les Changements Climatiques (CAHOSCC) et de Président en Exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), a tenu à adresser toutes ses félicitations à la République sœur du Congo pour l’organisation de cette Conférence de Brazzaville et a invité tous les Etats membres de la CEEAC à participer pleinement aux travaux. Il a par ailleurs suggéré à la République du Congo d’assurer l’inclusion et la transparence de ce processus. pour lui, « l’Afrique fait des efforts considérables pour prendre des mesures climatiques notamment en élaborant et en mettant en œuvre nos propres initiatives, nos propres commissions et nos propres institutions. Aussi notre continent à travers toutes ces initiatives pose les jalons d’une action climatique intégrée à son développement et concourant inévitablement à matérialiser l’Agenda 2063 de l’Afrique que nous voulons. C’est pourquoi le Président de la République Gabonaise, dans le cadre de son Mandat à la tête du CAHOSCC, entend capitaliser sur ces acquis afin de bâtir une stratégie qui deviendra la feuille de route africaine du Climat que nous voulons. Pour ce faire trois axes de travail ont été identifiés :
Le premier axe – opérationnaliser toutes nos initiatives sur le Climat : Il s’agit prioritairement de (i) l’initiative Africaine sur l’adaptation, (ii) l’initiative Africaine sur les énergies renouvelables, (iii)  ainsi que les trois commissions mises en place à Marrakech ;
Le second axe – Etablir une véritable stratégie de financement et de mobilisation des ressources. Ceci constitue une condition indispensable à la concrétisation de nos initiatives à travers des mécanismes de financement innovants et alignés sur nos priorités de développement ;
Enfin le troisième axes – Renforcer notre modèle de gouvernance. C’est l’unique moyen d’assurer la durabilité de nos actions et l’irréversibilité des processus de changement de paradigme que les défis actuels nous imposent cela se traduit par le renforcement de la cohérence entre nos principaux organes de gouvernance sur les questions climat.
Il a également fait le point sur l’état d’avancement du processus d’opérationnalisation des trois Commissions mises en place à Marrakech. Il en ressort que celle du sahel est à ce jour la plus avancée, suivie celle du Bassin du Congo dont le processus de poursuit à travers cette Conférence de Brazzaville.
En tant que Président en Exercice de la Conférence des Ministres Africains de l’Environnement (CMAE), le Ministre d’Etat, a donné les priorités de la Position Africaine pour la CoP23, qui sont entre autre : (i) l’amélioration de l’accès au financement et, (ii) le respect de l’engagement de la mobilisation de 100 milliards de dollars d’ici 2020 par le Green Climat Fund (GCF) dont les pays africains ne bénéficient pas assez et singulièrement ceux de l’Afrique Centrale, (iii) l’importance de l’adaptation et,  des pertes et dommages dont le gap ne cesse de s’accroitre, avec des conséquences terribles pour nos Etats, particulièrement les plus vulnérables tels les Etats insulaires et côtiers, (iv) le maintien et le renforcement d’une ambition élevée avec la tenue du dialogue de facilitation en 2018, le respect du plan de travail de l’Accord de Paris afin d’adopter à la cop24, les règles, modalités et procédures de mise en œuvre de l’Accord de Paris, de manière inclusive et équilibrée.
Il a également tenu « à rendre un hommage appuyé a SEM Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo, Chef de l’Etat » qui n’a de cesse porté le Fonds Bleu, cette nouvelle ambition de développement durable, dont dépend notre région de l’Afrique toute entière.
Le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo porte en lui un pan de l’avenir économique et social de notre région et entend donc contribuer au Programme d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques. Ce pendant, a-t-il relevé « le rôle joué par le Bassin du Congo comme régulateur pour le climat à l’échelle mondial et même sous-régional demeure malheureusement inversement proportionnel à l’attention que lui porte la Communauté internationale. En effet au moment où l’Accord de Paris a consacré le rôle fondamental des puits de carbone en son Article 5, il n’existe encore à ce jour  aucune grande initiative internationale pour la protection de plus de 250milions d’ha de forêts tropicales denses et humides que représente le Bassin du Congo. Ce qui,  je le rappelle sans stratégie de gestion durable pourrait faire basculer à lui seul les efforts consentis par les Contributions Déterminées Nationales (CND) du monde entier.

SEM Arlette SOUDAN NONAULT, ministre du Tourisme et de l’Environnement du Congo
SEM Arlette SOUDAN NONAULT, ministre du Tourisme et de l’Environnement du Congo

Dans son propos, SEM Arlette SOUDAN NONAULT, ministre du Tourisme et de l’Environnement du Congo, a relevé « l’importance de lier les actes aux paroles, de rompre avec l’immobilisme et de répondre aux attentes des populations qui espèrent des retombées concrètes à nos sommets et conférences. Nous avons passé en revue les différentes initiatives et les outils mis en place avant et après les deux dernières COP. Le bilan ainsi fait nous a permis de constater qu’il était urgent d’engager un processus d’accélération et d’opérationnalisation de ces outils, afin d’atteindre les objectifs que nous nous étions fixés à leur création.
Pour ce faire, plusieurs mesures ont été identifiées et traduites en projets de décisions, en feuilles de route, en programmes sectoriels et en plans d’action que nos experts ont minutieusement examinés et formulés pendant deux jours de travail, au terme desquels ils ont produit un rapport qui va vous être présenté. Je tiens ici à les remercier pour leur professionnalisme.

Nous avons la chance historique a-t-elle poursuivi « d’avoir à la tête de la Commission Climat du Bassin du Congo, un Président, Son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, engagé depuis des années dans le combat pour la défense globale de l’environnement et la promotion de l’économie verte, alors même que les pays riches, peu soucieux de polluer le reste de la planète, ne s’intéressaient à l’époque qu’à la protection de leur propre écosystème.
A nous de savoir saisir cette chance, à nous de nous montrer dignes de cet exemple.
En matière de défense de l’environnement et de protection de notre mère Afrique, comme ailleurs mais plus encore qu’ailleurs sans doute, tout en effet est question de volonté politique. Nous avons trop longtemps considéré que le combat pour l’écologie était un luxe de pays riches et ce faisant, nous avons passivement permis aux pollueurs industriels de la planète de se servir de notre continent comme d’un déversoir et d’un champ d’expérimentation.

Oui, bien sûr, le fonds bleu comme tous les autres se doit d’être opérationnel et c’est pour cela que nous nous sommes réunis ici à Brazzaville, afin d’aller à la COP 23 avec un instrument et des propositions solides ».

SEM Nezha EL OUAFI, Secrétaire d’Etat chargée du Développement Durable du Royaume du Maroc
SEM Nezha EL OUAFI, Secrétaire d’Etat chargée du Développement Durable du Royaume du Maroc

SEM la Secrétaire d’Etat, Chargée du Développement Durable du Royaume du Maroc a indiqué dans son propos que « Cette Conférence marque un pas de plus, après le premier, celui de Marrakech où s’est tenu le Sommet des Chefs d’Etat d’Afrique pour unir la Voix et l’Action de l’Afrique Contre les Changements Climatiques. Le défi auquel se trouve confronté les pays du Bassin du Congo et plus largement à tous les pays du monde, est comment préserver le deuxième poumon écologique de la planète après celui de l’Amazonie. Cette question est d’autant plus sensible qu’elle concerne le plus grand réservoir de la biodiversité d’Afrique, un gigantesque réservoir en carbone, dans un continent qui souffre et, dans certaines régions de manière drastique. Cette question est d’autant plus majeure que la foresterie constitue une activité économie majeure pour les populations locales et la mère génératrice de leur bien être, et le berceau de leurs civilisations… En préservant cette richesse, on préserve la paix dans toute la région. A Marrakech, les Chefs d’Etat avaient annoncé la création de trois commissions qui correspondent à des problématiques majeures et réelles qui se posent à l’Afrique : La Commission du Sahel, la Commission sur les Pays insulaires et la Commission du Bassin du Congo ».

SEM Marie Chantal MFOULA, Secrétaire Générale Adjointe de la CEEAC
SEM Marie Chantal MFOULA, Secrétaire Générale Adjointe de la CEEAC

S’exprimant au nom de SEM l’Ambassadeur  Ahmad ALLAM-MI, Secrétaire Général de la CEEAC empêché, SEM la Secrétaire Générale Adjointe de la CEEAC, a salué et remercié très respectueusement  SEM Denis SASSOU NGUSSO, Président de la République du Congo, Chef de l’Etat, Président de la Commission Climat du Bassin du Congo, pour son implication personnelle dans la problématique de la gestion durable des ressources naturelles en général et dans la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles. Ces assises visent à mieux valoriser nos ressources naturelles et en faire un instrument de développement pour le bien être de nos populations… En effet, l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo va nous permettre de structurer et de positionner le Fonds Bleu comme un outil majeur de financement de l’économie bleue, œuvrant pour ainsi dire à la mise en œuvre d’une approche holistique de valorisation de nos ressources naturelles.  il nous faut en effet en faire un outil, mieux un model d’outil, pour illustrer le lien entre la protection de l’environnement, le développement  économique,  l’intégration régionale, le développement des entreprise et l’amélioration des conditions de vie des populations ».

Monsieur Benoit BOSQUET, Directeur Sectoriel pour l’Environnement et les Ressources Naturelles, Banque Mondiale
Monsieur Benoit BOSQUET Directeur Sectoriel pour l’Environnement et les Ressources Naturelles de la Banque Mondiale

Le Représentant de la Banque Mondiale, quant à lui, a insisté sur le caractère exceptionnel des ressources naturelles que regorge le Bassin du Congo, «qu’il s’agisse des forêts, des eaux, des terres arables ou des minerais et, de cette richesse découle d’importantes opportunités de développement économique. … qui nécessitera une prise de décision stratégique et structurante par chaque pays ainsi qu’une bonne coordination au sein de la sous-région. La présente Conférence arrive à point nommé pour permettre l’harmonisation des agendas de développement au plan régional, de rechercher des synergies en vue de promouvoir le développement durable de la région, et d’encourager l’intégration régionale. … Par ailleurs nous voudrions examiner le potentiel d’un Programme de pêche qui s’appuierait sur la Commission Régionale de pêche du Glofe de Guinée oriental et enfin nous envisageons un Programme de recherche agricole partagée en Afrique de l’Est et en Afrique Centrale ».

Monsieur Guy ZOUNGUERE SOKAMBI, vice président de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC),
Monsieur Guy ZOUNGUERE SOKAMBI, vice président de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC),

Le Vice Président de la BDEAC a pour sa part insisté sur sa stratégie 2017-2022 qui intègre la mobilisation des ressources et le développement de nouveaux partenariats pour le financement des projets sectoriels structurants notamment ceux de l’économie bleue.

SEM Anthony OHEMENG BOAMAH, Représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)
SEM Anthony OHEMENG BOAMAH, Représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)

Pour le Représentant du PNUD, « cette Conférence est une opportunité d’affirmer clairement le soutien continu du système des Nations Unies à la CCBC, au F2BC et à la position Commune à la CoP23. Ces initiatives concourent respectivement à la lutte contre les Changements Climatiques, au passage d’une économie lié à l’exploitation des forêts à une économie s’appuyant davantage sur les ressources issues de la gestion des eaux, et notamment de celle des fleuves et la transformation structurelle de l’économie basée sur les ressources naturelles. Ce sont des initiatives qui à terme contribueront a l’atteinte des Objectifs du Développement Durable (ODD). Nous Saluons le leadership pris par le Congo à travers l’organisation de cette Conférence, qui est orientée vers l’action et l’atteinte des résultats tangibles. Entre autre Projets soutenus par le PNUD au Congo, l’on peut citer le processus d’élaboration des textes relatifs au traité sur le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et la mise en œuvre du Fonds de Préparation à la soumission de projets liés au fonds vert Climat…. ».

 

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